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Le dossier de mœurs impliquant Ouzin Keita et 14 autres personnes à ce stade est parti pour être une affaire tentaculaire.
Selon nos informations, le Gambien Mamadou Lamine Seidy Ba (24 ans) dit Nazir est au centre de l’affaire de mœurs impliquant Ousseynou Keita dit Ouzin (39 ans).
Hier, quinze personnes ont été déférées au parquet parnla Division des investigations
criminelles (Dic) pour association de malfaiteurs, actes contre nature, proxénétisme, transmission volontaire du Vih Sida, escroquerie et chantage à caractère sexuel. En dehors des 14 mis en cause
surpris nuitamment dans un appartement à Ouest‐Foire, les enquêteurs ont mis la main, à Ouakam, sur El Hadji Malick Paye dit Ass (19 ans)
présenté comme le «petit ami» de Alioune Babara
Thiam (19) et aussi d’…Ouzin Keita qui, selon lui, ne cessait de le draguer.
Si le proxénétisme, l’escroquerie et le chantage à caractère sexuel se sont greffés au dossier, c’est que les enquêteurs de la Dic, ayant exploité un renseignement opérationnel jusqu’à avoir le flag’, ont fait une grave découverte en exploitant le téléphone de Mamadou Lamine Seidy Ba.
Les policiers ont mis la main sur deux groupes WhatsApp dénommés «Nekh Nekh » et
«…No Limit » (ndlr, Libéra‐ tion a censuré le nom com‐ plet qui est très sordide), comptabilisant près de 500 membres. Les administra‐ teurs des groupes, qui servaient à organiser des rencontres sexuelles tarifées et des appels érotiques, étaient aussi impliqués dans des cas de chantage et d’extorsion de fonds. Des éléments techniques glanés parnles enquêteurs attestent formellement que des hommes,nqui croyaient faire des rencontres en vue d’ébats s€xuels, ont été filmés à leur insu puis rançonnés sous la menace de publication de leurs s€xtapes.
Dans tous les cas, le dossier devrait connaître des rebondissements explosifs avecnune éventuelle délégation judiciaire. Déjà, presque tous les mis en cause ont reconnu être des bisexuels ou homo‐ sexuels. Certains même ont tenté de justifier leur statut à l’instar d’Ouzin Keita. Ce der‐ nier juré qu’il était dans l’appartement pour une invitation de Ndogou. Face à des témoignages à charge, il a prétendu être victime d’un vi0l collectif à la Cité Fadia quand il avait 11 ans et avoué que son dernier rapport s€xuel avec un homme remonterait à deux ans.
A noter que quand les policiers ont effectué une descente méthodique dans l’appartement, plusieurs des mis en cause étaient en caleçons, collés serrés. Sur place, les éléments de la Dic ont découvert des baumes «lèvres roses », des tubes de lubrifiant… laissant croire à l’or‐ ganisation fréquente de p@rtouzes. En effet, le même
groupe, qui se partageait des vidéos d’ébats sexuels, avait tenu une rencontre similaire il y a quelques jours dans un appartement meublé de
Ngor.
L’autre fait est que le nom de Pape Cheikh Diallo, écroué dans un dossier presque similaire, est apparu encore dans le dossier. L’un des mis en
cause, «Mamadou Faye », dont la vraie identité s’est révélée être Pape Samba Faye (21 ans) a confié aux policiers s’être dépisté dès qu’il a appris l’arrestation de Pape Cheikh Diallo et les développements ayant suivi. La grande question est de savoir pourquoi.
(CMG, Libération)

