Le Dr Mansour Seck est revenu sur le dossier opposant l’État du Sénégal à la société Cosmos, apportant sa lecture des négociations engagées autour du contrat gazier.
Selon lui, le contrat avec Cosmos avait été renouvelé par l’ancien président Macky Sall quelques jours avant la fin de son mandat en 2024. À l’arrivée des nouvelles autorités, ce contrat, qu’il qualifie de défavorable au Sénégal, a fait l’objet d’une renégociation visant à permettre à l’État de reprendre le contrôle du projet.
« Pendant toute cette période de négociations, Cosmos n’a pas pu investir de manière significative, dans l’attente des conclusions juridiques », affirme Dr Mansour Seck. Il estime que « le retrait s’est imposé comme la meilleure option », car il « permet à l’État de récupérer l’ensemble du projet et des données stratégiques ».
Évoquant une éventuelle compensation financière, il indique que « l’État peut tenter de réclamer jusqu’à 30 milliards de francs », tout en mettant en garde contre les risques d’une telle démarche si Cosmos parvenait à démontrer avoir réalisé des investissements supérieurs à ce montant conformément à ses engagements.
Le Dr Mansour Seck réfute également l’idée selon laquelle les discussions n’auraient duré que quelques mois. « Il faut donc le dire : on parle de plusieurs mois de négociations, pas de “3 mois avant la fin” », soutient-il.
Enfin, il insiste sur le fait que « la fin du contrat n’entraînait pas une reprise automatique » du projet par l’État. Selon lui, une simple exécution du contrat sans renégociation aurait pu compromettre les ambitions du Sénégal concernant ce projet gazier, qu’il qualifie de « vital pour notre souveraineté ».
Diegoune InfosTv

