Le ministre de l’Urbanisme devrait nous parler de la saleté de Dakar, de l’insalubrité et de l’état de nos villes. Mais il préfère nous parler de Sonko.
Le ministre de l’Énergie devrait nous parler de Woyofal, de l’électricité et des solutions aux difficultés des Sénégalais. Mais là encore, on nous parle de Sonko.
Le ministre des Transports devrait nous présenter des solutions concrètes à la crise du transport, aux embouteillages et aux difficultés quotidiennes des usagers. Au lieu de cela, il nous parle de sa personne et… encore de Sonko.
Même le ministre des Forces armées, lorsqu’il se déplace en Casamance, devrait nous parler de paix définitive, de sécurité et du retour des populations déplacées dans leurs foyers. Des familles ont été arrachées à leurs terres par des années de conflit. C’est de cela qu’on attend des réponses. Mais, une fois de plus, on entend parler de mobilisations et de Sonko.
Pendant ce temps, les vrais problèmes des Sénégalais sont relégués au second plan.
On ne parle plus suffisamment de l’emploi, du coût de la vie, de l’électricité, du transport, de l’insalubrité, de la sécurité ou du développement de nos territoires.
Et le plus surprenant, c’est que même le président de la République semble parfois oublié par ses propres ministres : au lieu de défendre son bilan, de présenter ses réalisations et d’expliquer sa vision, certains passent leur temps à parler d’un seul homme.
Voilà ce qu’on a réduit la fonction de ministre : au lieu de régler les problèmes du peuple, on passe son temps à commenter, à attaquer Sonko.
Pape Matar Diallo

