Le G7, qui regroupe les principaux syndicats du secteur de l’Éducation et de la Formation, a publié un communiqué de presse pour répondre aux récentes déclarations du gouvernement sur la légalité des mouvements de grève et l’état d’exécution du protocole d’accord signé le 16 avril 2026.
Dans son communiqué, le G7 rejette les allégations d’illégalité des préavis de grève. Les syndicats estiment que les préavis déposés restent valides jusqu’au 31 décembre 2026 et rappellent que la signature du protocole d’accord ne met pas automatiquement fin aux préavis, d’autant que plusieurs engagements pris par l’État n’ont toujours pas été respectés.
Le G7 déplore également ce qu’il qualifie de tentatives de désinformation et de menaces de sanctions, appelant les autorités à privilégier le dialogue social plutôt que des déclarations jugées péremptoires.
Les organisations syndicales contestent par ailleurs le bilan présenté par le gouvernement concernant l’exécution du protocole d’accord. Elles affirment que plusieurs mesures majeures demeurent en attente, notamment la publication de l’étude sur le système de rémunération des agents de la fonction publique, le partage des résultats de l’audit sur les rappels dus aux enseignants, le paiement de certaines indemnités, le parachèvement de la Formation Diplômante Universelle (FDU), l’application des dispositions relatives aux décisionnaires à tort, la prise en compte du relèvement de l’âge de la retraite à 65 ans, la revalorisation des pensions, ainsi que le paiement des indemnités des classes EFA et la dotation des écoles élémentaires en manuels scolaires en arabe.
Pour le G7, l’écart entre les annonces officielles et la réalité vécue par les enseignants demeure préoccupant, ce qui justifie, selon les syndicats, la poursuite de leurs revendications en faveur d’une mise en œuvre effective des engagements pris par l’État.
DIEGOUNE INFOSTV


