Un petit recadrage s’impose !
Le contexte politique que traverse actuellement le Sénégal m’y oblige. Rétablissons les faits
avec objectivité.
1/ Au cours des dix dernières années, s’il est un leader politique qui a subi autant de pressions, de poursuites judiciaires et de violences physiques, c’est bien Monsieur Ousmane Sonko.
2/ Durant cette même décennie, aucun responsable politique n’a été autant la cible de
calomnies, d’accusations fallacieuses, de propos diffamatoires, de manœuvres déloyales et de trahisons qu’Ousmane Sonko et le parti PASTEF.
3/ Je l’affirme sans crainte de me tromper : depuis les indépendances dans les années 1960, aucun chef de parti n’a eu une influence aussi importante sur les élections municipales que Monsieur Ousmane Sonko. Lorsque des candidats sollicitent son soutien ou sa présence dans leur commune, ce n’est jamais anodin. Pour preuve, un ancien candidat à la mairie de SaintLouis avait déclaré que sa défaite s’expliquait notamment par l’absence de passage d’Ousmane Sonko dans sa localité durant la campagne.
4/ Plus remarquable encore, il est le seul leader politique emprisonné à avoir demandé
solennellement au peuple sénégalais de porter un de ses camarades de parti à la présidence de la République. Cette consigne a été largement suivie par les Sénégalais, qui lui ont accordé leur confiance à une majorité écrasante, avec environ 54 % des suffrages.
5/ S’il fallait établir un parallèle avec une autre figure politique sénégalaise, je citerais Maître
Abdoulaye Wade. Comme Ousmane Sonko, il a connu la prison à plusieurs reprises et a fait
preuve d’une grande endurance ainsi que d’une remarquable patience dans son parcours
politique.
6/ Dans l’histoire politique du Sénégal, rares sont les dirigeants qui ont bénéficié d’un soutien populaire aussi fort et constant qu’Ousmane Sonko, actuel Président de l’Assemblée nationale. Les événements
survenus entre 2021 et 2024 en témoignent largement.
NB : On peut ne pas apprécier l’homme ou ne pas partager toutes ses positions. Rien n’est
parfait et tout n’est pas rose. Cependant, il convient de lui reconnaître les mérites qui lui
reviennent.
Le destin lui a réservé un parcours singulier : radié de la fonction publique, puis député,
ensuite Premier ministre et Président de l’Assemblée nationale.
Quant à l’avenir, seul Dieu sait ce qu’il lui réserve. Peut-être sera-t-il Président de la République en 2029, si telle est la volonté du Tout-Puissant.
Papis Fall
Historien et citoyen libre

