Mis en cause depuis février 2023 par une jeune femme,le défenseur marocain Achraf Hakimi sera bien jugé pour viol devant la cour criminelle des Hauts-de-Seine, a indiqué vendredi la cour d’appel de Versailles dans un communiqué. La date du procès n’est pas connue à ce stade.
À peine la décision rendue par la cour d’appel, le joueur a déclaré sur X attendre le procès « avec impatience », assurant : « Enfin, je pourrai parler ».
Le joueur du PSG et leader de l’équipe du Maroc, dont l’équipe joue son deuxième match de Coupe du monde vendredi soir contre l’Ecosse, a toujours dénoncé une « fausse » accusation.
« Les investigations menées durant l’enquête et l’information judiciaire ont conduit la chambre de l’instruction à dire qu’il existe des charges suffisantes à l’encontre » d’Achraf Hakimi « justifiant sa mise en accusation devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine », a souligné la cour d’appel dans son communiqué.
« Cette confirmation était attendue. Il n’est pas dit ici qu’il est coupable de quoi que ce soit, il est ferme dans sa défense », a rappelé son avocate Me Fanny Colin.
« Après plus de trois ans de combat judiciaire, après avoir été calomniée et traînée dans la boue par la défense d’Achraf Hakimi, cette décision suscite chez ma cliente soulagement et espoir », a pour sa part réagi Me Rachel-Flore Pardo, avocate de la partie civile.
« Un procès pour (se) défendre »
Selon une source policière à l’époque des faits, la jeune femme avait raconté avoir fait connaissance avec Achraf Hakimi en janvier 2023 sur le réseau social Instagram et s’être rendue chez lui dans un VTC (voiture de transport avec chauffeur) commandé par le joueur. Elle expliquait ensuite que le joueur l’avait embrassée puis touchée sans son consentement avant de la violer.
Elle ajoutait qu’elle était parvenue à le repousser et précisait qu’une amie, contactée par SMS, était venue la récupérer.
Achraf Hakimi avait été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire quelques jours après, en mars.
Témoignant pour la première fois dans la presse dans un article de Mediapart publié jeudi soir, Jeanne (prénom d’emprunt) a déclaré vouloir « un procès pour (se) défendre, pour être entendue ». « J’ai envie de me justifier. J’ai envie qu’on me croie », a-t-elle ajouté.
Avec AFP

