Du Magal au Gamou le même signal, le même récepteur en panne
La tournée dans les familles religieuses à l’approche du Gamou aura surtout confirmé une impression déjà perceptible lors du Magal.
Dans plusieurs foyers religieux, ceux qui ont reçu Ousmane Sonko semblent manifestement plus à l’aise avec lui qu’avec l’autre.Ce n’est donc pas un épisode isolé qui n’a rien à voir avec la partisanerie car les images sont là
Au Magal déjà, la scène s’était répétée. Des accueils chaleureux, des échanges détendus, une proximité qui semblait naturelle avec Sonko. Et maintenant, à l’approche du Gamou, le même phénomène réapparaît.
Avec Sonko, on a l’impression que les conversations n’ont pas besoin de sous-titres.
Avec l’autre, en revanche, il faut parfois sortir le dictionnaire des messages codés.
Une phrase sur l’unité par-ci. Une allusion aux responsabilités par la. Un regard prolongé, une poignée de main un peu plus longue, une formule soigneusement choisie… À force, on finirait presque par croire qu’il faut un ingénieur en télécommunications BAC+5 pour comprendre ce qui est pourtant censé être un message politique.
Le plus amusant, c’est que ceux qui envoient ces signaux semblent convaincus qu’ils sont parfaitement limpides.Sauf que le problème n’est peut-être pas le signal mais bien le récepteur.
Car pendant que certains cherchent encore la bonne fréquence, Sonko semble avoir déjà trouvé la sienne auprès d’une partie des familles religieuses et c’est celle du contact direct, de la familiarité et d’une relation construite bien avant l’exercice du pouvoir.Et c’est précisément là que se trouve peut-être la différence.
On peut organiser des tournées, multiplier les visites, distribuer les sourires
protocolaires et soigneusement choisir les mots. Mais il existe une chose que la communication politique ne fabrique pas facilement 👉🏿la proximité réelle.
Du Magal au Gamou, le décor change, les familles religieuses changent, ainsi que les cérémonies.Mais une constante semble demeurer.
Malgré tout le vacarme construit autour de son rapport supposé aux familles religieuses. Des accusations faites d’avoir bloqué les passeports diplomatiques, ou le fait d’empêcher certains marabouts de bénéficier de la prétendue caisse noire destinée à leur prise en charge médicale alors que ces marabouts n’en ont rien à cirer. Sonko paraît plus à l’aise dans ces rencontres, et ceux qui le reçoivent le lui rendent bien.
Le Gamou n’est évidemment pas une compétition politique comme tous les autres cérémonies religieuses d’ailleurs.
Mais la politique, elle, a cette fâcheuse habitude de s’inviter partout entre deux prières ou autour d’un café Touba wala sax d’une tasse de seexaw
Et parfois, elle laisse traîner quelques messages tellement codés qu’on finit par se demander si celui qui les reçoit possède seulement le mot de passe et j’en doute
Bref #Niiak_Bayré_Baxxul
Sat Sadia

