En juillet 2026, les prix à la consommation ont enregistré une hausse mensuelle de 1,0 %. Cette progression s’explique principalement par la forte poussée des prix des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées » (+2,1 %).
Au niveau régional , la hausse des prix est généralisée à toutes les zones économiques du pays, bien que son intensité varie sensiblement. La progression la plus marquée est observée dans la zone Centre-Nord (Diourbel), où les prix ont augmenté de +1,7 % en un mois, suivie de près par la zone Centre-Sud (Kaolack) avec une hausse de +1,4 %. La zone Ouest représentée par la région capitale (Dakar), qui concentre la plus forte pondération du pays (41,40 %), affiche une hausse de +1,0 %, parfaitement alignée sur la moyenne nationale. Enfin, l’augmentation est restée plus modérée dans le Nord à Saint-Louis (+0,7 %) , à Thiès (+0,6 %)et dans la zone Sud représentée par Kolda (+0,2 %).
Cette dynamique inflationniste se reflète concrètement dans l’évolution des prix moyens au détail de plusieurs denrées de première nécessité à travers les régions. Entre juin et juillet 2026, le prix du kilogramme d’oignon frais local a connu un renchérissement notable, passant de 401 à 455 FCFA à Dakar, de 398 à 460 FCFA à Kaolack et de 326 à 397 FCFA à Saint-Louis. L’oignon importé a suivi une trajectoire similaire, grimpant de 444 à 530 FCFA à Dakar et atteignant 793 FCFA le kilogramme à Saint-Louis contre 596 FCFA un mois plus tôt. Les pommes de terre ont également augmenté à Thiès, passant de 520 à 656 FCFA le kilogramme tout comme la viande de bœuf avec os qui s’est renchérie à Kaolack (de 4 000 à 4 327 FCFA/kg) et à Dakar (de 4 637 à 4 714 FCFA/kg). En revanche, d’autres produits essentiels sont restés stables, à l’instar du riz brisé ordinaire local (fixé à 374 FCFA/kg à Dakar et 350 FCFA/kg à Diourbel et Saint-Louis).

